mardi 24 octobre 2017

En souvenir de Jacques Prévert

Nous affichons les premières productions de nos élèves de 4º d'ESO (Seconde) après la rentrée. Cette fois le défi a été poétique. En souvenir de Prévert, après avoir lu quelques  poèmes, on leur a proposé d'en écrire un sur la vie quotidienne: un objet, une scène ou une personne. Voilà le résultat. Le second pas sera de choisir un des poèmes et de l'enregistrer. 


L’examen
Il est entré dans la classe
Nous nous sommes tus
Et nous nous sommes assis.
Il nous a dit de sortir un stylo
Il nous a donné les examens
Sans nous parler
Sans nous regarder.
J’ai lu les questions.
J’ai mis ma tête dans ma main,
Et j’ai pleuré.
Maria João Cabrita (4ºESOC)

Le retour du travail
Je suis sorti du bâtiment
J’ai cherché dans ma poche
J’ai trouvé mes clés
J’ai admiré le firmament
La lune blanche dans le ciel noir
Je suis entré dans ma voiture
La voiture était froide
J’ai éternué
J’ai sorti le mouchoir de ma poche
Et je me suis mouché
J’ai conduit jusqu’à la maison
La nuit a englouti tout dans le noir
Et j’ai pensé
Duarte Dias Cattoni (4ºESOC)

Compétition
Le temps a fini
J’ai pris ma position
D’où secondes après je suis sorti
Après quelques secondes de complet silence
Mais pleines d’émotions
Qui sont finies avec un sifflet
Qui a fait la compétition commencer
Qui a fait la lutte commencer

Comme un chat j’ai sauté
Comme un poisson
Je suis entré dans l’eau
J’ai glissé sous l’eau
Et je suis venu à la surface
Et avec toutes mes forces et un peu plus
J’ai souffert pour gagner
Pour moi
Auteur caché (4º ESO)

Le début d’une aventure
Je suis sortie de chez moi
Je suis allée jusqu’à la voiture
J’ai ouvert la porte de la voiture
Je me suis assise sur le siège
J’ai démarré la voiture
Et j’ai allumé la radio
Puis, je suis partie pour une aventure
Marta Solé (4ºESO C )

La nuit
Je suis passée dans la rue
J’ai regardé le crépuscule
J’ai regardé comment les couleurs du ciel se sont mélangées
Et j’ai continué ma promenade
J’ai regardé les bâtiments
J’ai vu comment la rue s’est allumée
La nuit est arrivée
J’ai regardé comment il faisait nuit
Et je suis arrivée chez moi
J’ai regardé la rue dès ma fenêtre
Et j’ai vu comment les lumières des bâtiments se sont allumées 
Sara Garret (4ºESO C)

Le petit garçon
Il est sorti de sa chambre
Avec la peluche à la main
Il a frotté ses yeux
Et il a laissé tomber la peluche
Il a retrouvé sa mère
Et ils se sont embrassés
Il était très fatigué
Pour cela il s’est recouché
Carlota Caetano (4ºESO B)
Ma journée
Je me suis levée
Je me suis habillée très rapidement et puis,
J`ai pris mon petit déjeuner.
C´est un autre jour dans l´école.
Je suis arrivée.
Les huit heures suivantes, j´ai écouté les professeurs.
Puis, j´ai pris le train.
Je suis arrivée chez moi,
Je me suis couchée.
Sara Rodríguez Ribas (4ºESO B)

Après l’école
Je suis sortie de la classe,
Je suis descendue par les escaliers,
Je suis arrivée à l’entrée du bâtiment,
J’ai crié: liberté!
Sans honte,
Sans m’importer l’opinion des autres,
Je suis partie, heureuse.
Inés Scharfhausen Hernández, 4ºESO C

Le croissant
Je suis entrée dans un café
J’ai dit bonjour
J’ai demandé un croissant
J’ai mangé mon croissant
J’ai dit qu’il était très bon
J’ai connu la serveuse
J’ai fait un dessin de l’employée
J’ai reçu un merci
J’en suis sortie vers ma maison
Catarina Batista (4ªESO A)

Ascenseur
Les portes se sont ouvertes
J’y suis entré
J’ai choisi où je voulais aller
J’étais en ascension
Je suis arrivée au dernier étage
Et les portes se sont ouvertes
Daniel Rodríguez Ribas (4ºESOA)

Le glacier
Elle est entrée
Dans le magasin
Elle s’est approchée
Du comptoir
Elle a demandé
Une glace de stracciatella
J’ai entendu
Qu’elle a ouvert
Son sac
 Elle a pris l’argent
Et elle a payé
Elle s’est assise
Seule à une table
Elle a juste mangé
Et elle est partie
Où est-elle?
Jaime Benito (4º ESO A)

Le premier cours du matin 
Je suis arrivée au lycée
J’ai bâillé
En montant la pente
Je suis rentrée
Dans le bâtiment
J’ai entendu la sonnerie
J’ai écouté tout le cours
Essayant de ne pas fermer les yeux
Mais mon sommeil était brutal
J’ai dormi quelques minutes
Et j’ai rêvé de l’été
Je me suis réveillée avec la sonnerie
Beatriz Amaral (4ºESO A)

Mes chaussures
Je me suis levée
Je l’ai cherchée partout
Je l’ai trouvée sous mon lit
Mais la paire était manquante
Ma sœur l’avait cachée dans sa chambre
Je les ai relâchées et ensuite je les ai mises et
Je les ai resserrées
Rita Vasconcelos (4ºESO A)

L’automne
Quand il est arrivé
L’été est fini
Les feuilles ont commencé à voler
Feuilles d’or et noix
Les arbres sont restés nus
Les hirondelles sont parties
Le vent a soufflé
Le soleil s’est caché
La pluie est venue
Quand l’automne est arrivé
Madalena Sampaio (4ºESO A)

La maladie
Elle est entrée
Dans le petit salon
La lumière était blanche
Et l’odeur était étrange
Elle s’est assise
En face de lui
Elle a eu peur
Qu’est-ce qu’il allait lui dire ?
Mais elle a reçu
Une belle nouvelle
Elle n’était plus malade
Elle a su
Que sa maladie était partie
Teresa di Pietro (4ºESO A)

Internet
Je l’ai utilisé
Hier soir
Pour faire le travail
De philosophie
J’y ai pu trouver
Toutes les informations dont
J’ai eu besoin
Pour faire un travail génial
Ensuite j’ai écouté
De la musique et
J’y ai surfé
Laura Rodríguez Rafel (4ºESO A)

Un café
Il est entré
Il a demandé au serveur
Un café
Après cinq minutes
Le serveur lui a donné le café
Le garçon lui a dit le prix
Il a payé
Il s’est assis à une table
Il a lu le journal
Où est-il ?
Marina Quintana (4ºESO A)

Un concert de piano (La pianiste)
Je suis montée sur la scène
Le public m’a regardé
Mes mains ont tremblé
Ma respiration s’est agitée
Je me suis assise sur le banc
J’ai regardé les touches
J’ai fermé mes yeux
Je me suis concentrée
Et j’ai commencé à jouer
Après quelques minutes
J’ai arrêté
Je me suis levée
Le public était debout
Ils ont applaudi
Et moi, j’ai souri
Catarina Ferreira (4ºESOA)
  
Le réveil
Il a sonné
J’ai ouvert mes yeux
J’ai regardé mon portable
Je suis sorti du lit
Il a arrêté
Silence
Le sommeil est revenu
Mais j’ai dû aller au collège
J’ai pris le petit déjeuner
Et je suis allé à l’école
Francisco Castro (4ºESO A)

L’aube
J’ai toujours été curieux
De savoir pourquoi
Le lever du soleil
Est si incroyable
Je n’ai jamais su la raison
La seule chose qui est
C’est que c’est très beau
Martín Castiñeira (4ºESO A)

Ma mort
L’amour a été
la cause de mes péchés
L’amour a été
La cause de ma mort
L’amour m’a changé
Je suis devenue
Une personne froide
L’amour m’a changé
La manière de voir la vie
L’amour a fini avec ma vie
Maria Aragão (4ºESO A)

L’eau
Elle est bleue
Elle est transparente
Et voilà qu’elle plaît à tous les gens

C’est la mer
C’est la rivière
Là où les poissons vivent

C’est beau
C’est dangereux
C’est là où les pêcheurs passent toute la journée
João Daroca (4º ESO A)

La révolution
Elles ont roulé
Il a coulé
Ils ont eu le pouvoir
Ils ne l'ont plus

Ils ont tué
Ils sont morts
Ils ont été des criminels
Jusqu''à leur mort

D'autres se sont rebellés
Ils les ont condamnés
Et elle a commencé
Non, il n'y a pas de retour
(Miguel Laurito, 4º ESO C)

La plage
Il a marché sur le sable
Il a vu la mer
Il a enlevé ses tongs
Il a mis de la crème solaire
Avec un seau et un râteau
Il a fait un château de sable
Il a vu la mer
Il a vu une fille dans la mer
Il est revenu à sa maison
Sofia dos Reis (4º ESO C)

Ma chatte
Elle est rentrée dans la maison,
Elle s’est dirigée à la tasse de nouriturre,
Elle a mangé.
Ensuite, elle s’est couchée dans son petit lit
Elle s’est endormie,
À la fin, elle a revé avec des promenades.
Inés de Llera 4ESO C

L’assassin

Il est arrivé
Dans le théâtre.
Il a rendu son cheval
À un garçon,
Il est entré
Dans le théâtre,
Il est monté
Par les escaliers,
Il est entré
Dans la gallérie,
Il a pointé
Le président,
Sans regarder,
Sans parler,
Il a tiré.

Il est parti
Dans le couloir,
Il est descendu
Par les escaliers,
Il est sorti
Du théâtre,
Il a pris
Son cheval,
Il a fui.

Moi, je suis parti
Dans la rue,
Je me suis mis à pleurer,
Je me suis mis à pleurer.
Antonio Rente Lourenço (4º ESO C)

La voisine

Elle s'est levée
Elle a reveillé son mari
Elle est allée à la cuisine
Elle a preparé le petit-déjeuner
Elle a mangé avec son mari
Et avec son fils
Sans leur parler
Sans les regarder
Son mari et son fils sont partis
Finalement, elle est seule
Et moi, je l'ai regardée
À travers la fenêtre.

Sara Aymerich Gonçalves (4º ESO C)


Le dernier match de sa carrière
C’est la final du mondial
La France contre l´Italie, il a été fatal
Le meilleur moyen de l´histoire
Coup de tête á Maseratti
Ça a été rouge
Ça a été rouge
C´est le dernier match et il est expulsé
L´Italie gagne le mondial
Zidane a pleuré et a pleuré
Il s´est effondré
Et le poème est fini 
Comme sa carrière
Luis Castro /4ºESO B)

Le Biscuit et le Lait

C'était le matin
J'ai pris du lait et un croissant
J'ai pris aussi un petit biscuit
Avec une grande émotion.
J'ai regardé le biscuit.
Il a été mon dernier biscuit.
J'ai mouillé mon biscuit,
Mon délicieux biscuit.
Le biscuit s'est brisé
Et il s’est défait dans le lait.
J'ai pleuré.
                           Frederico Barañano(4° ESO C)

Le silence

J'ai pris la voiture
Je me suis adaptée
J'ai allumé la radio
Parce que je n'aime pas le silence
La musique a commencé
Je l'ai écoutée
Mais je ne l'aime pas
Je ne l'écoute plus.
J'ai commencé à imaginer.
J'ai imaginé un monde magique
Où je suis joyeuse
Où tout est parfait.
Mais je suis retournée
J'ai regardé par la fenêtre
Et j'ai soupiré.
Adriana Richart (4º ESO C)





lundi 15 mai 2017

"Petits plaisirs" en guise d'au revoir

Une année de plus la dernière activité du cours de français avec les élèves de Terminale consiste à lire quelques textes de l’œuvre de Philippe Delerm La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, à faire une liste de « petits plaisirs »et à rédiger un texte sur notre « petit plaisir » particulier. Cette année les petits plaisirs estivaux l’ont emporté sur tous les autres. Je vous laisse les productions de cinq des élèves qui quittent le lycée, en guise d’adieu.

Des chatouilles dans les cheveux
Le meilleur sentiment dans le monde est, sans aucun doute, quand quelqu’un me fait des chatouilles dans les cheveux. C’est comme avoir des fourmis qui montent et descendent sur ma tête, l'un après l'autre ; comme si, pour quelques minutes, mon corps se détendait et tout se détendait autour de moi aussi. Je n’écoute pas, je ne parle pas, je ferme les yeux et je sens. Je sens comme ces fourmis glissent sur ma tête, lentement sur mes longs cheveux. Et quand les chatouilles arrêtent, tout revient à la normalité, les fourmis restent environ 5 secondes mais après elles disparaissent et c’est comme si je m’étais réveillé d'un sommeil profond.

Regarder la mer en hiver
Je me considère chanceuse de profiter de ce petit plaisir de la vie. Me réveiller dans une froide journée d’hiver, humide, sombre et couverte par d’énormes nuages de coton, mettre un pull chaud, un bonnet pour couvrir les oreilles du froid et une écharpe de laine qui m’a fait ma grand-mère quand j’étais petite… et je vais regarder la mer : le bruit des vagues déferlantes qui se brisent sur les rochers, l’odeur de la brise fraiche qui longue la mer, sentir le sable froid en même temps que je sens le froid qui suinte à travers mes mains. Oh ! Regarder la mer en hiver est l’un des petits cadeaux que la nature nous donne.
Marga Nazaré Rodrigues. 2ºBachillerato B

L'été c'est la meilleure époque de l'année! On ne va pas à l’école, on n'étudie pas. Nous allons à la plage avec nos amies et nous avons la sensation de brûler pendant tout le jour. Quand nous avons faim, nous mangeons de la pastèque et après, nous allons à la mer pour nous baigner. Je pourrais rester tous mes jours dans la plage, avec mes amies, en regardant la mer et en sentant le soleil brûler ma peau. J'aime l'odeur de la crème protectrice qui protège ma peau et évite un coup de soleil qui est très dangereux pour ma santé.
Quand je reviens à ma maison, j'aime sentir le sel sur mon corps et sur mes cheveux. J'aime aussi voir la différence de couleur dans ma peau, voir que mes yeux deviennent plus verts et que mes cheveux deviennent plus blonds.
Blanca Solo de Zaldívar. 2ºBachillerato B

Pour moi un petit plaisir serait d'arriver à la maison après être sortie la nuit et après continuer de parler un peu avec mes amis. Cela me rappelle l'été, et pour moi l'été est un grand plaisir constitué de petits plaisirs.
Depuis le premier jour de plage jusqu'au dernier. Une après-midi passée avec des amis, en buvant des bières tandis que nous voyons comme la nuit s'approche. Penser au temps que nous avons devant nous pour jouir et pour après rappeler les bons moments que nous passons.
Un petit plaisir serait, sur la plage, de lire un livre tandis que tes amis jouent. Avoir le temps pour soi est un petit plaisir qui nous fournit une grande satisfaction. Mais nous ne trouvons pas seulement de petits plaisirs en été, il finit. Quand les jours ne sont pas si longs, dormir une sieste, écouter la pluie face au feu...
En conclusion, un petit plaisir peut être ce que nous voulons, dans n'importe quelle époque de l'année s’il nous rend heureux.
Maria de Melo. 2ºBachillerato B

Aujourd'hui je vais parler sur les petits plaisirs dans la vie, qui surviennent principalement, je pense, pendant les meilleures mois de notre vie, en été. Arriver le premier jour à la ville, commencer à voir des visages connus, ça nous donne un sentiment unique de joie. Mais le meilleur vient lorsque c'est le moment d'aller à la plage et lorsqu'on plonge dans la mer pour la première fois. Cette sensation d'avoir du sel dans le corps est magnifique. De plus, ça me plait beaucoup d'arriver, après un long jour de plage, et de marcher pieds nus dans le village, avoir cette sensation de contact avec  le sol, à la fois sur le trottoir et sur l'asphalte, un sol proche et familier ... le sol de ma ville.
Le moment de quitter la plage et de se rendre à la maison me donne aussi de très bons souvenirs. Se rencontrer avec des amis au port pour les trempettes dans la rivière avec le coucher du soleil en vue... Les plongées qui me lavent le corps, qui m’en épluchent le sel comme moi j’épluche la peau d'une banane. Après cela, rentrer à la maison, prendre une douche et dîner, car une autre grande soirée nous attend.
Ce sont les « petits GRANDS plaisirs »  d'une journée d'été, une routine tout à fait merveilleuse, qui se répète sans cesse et sans faute, parce que c'est la vie!
Baltasar de Melo. 2ºBachillerato B

Quand la professeure de Français nous a demandé d'écrire sur les petits plaisirs, j’ai adoré le sujet. Non seulement parce que l'une de mes chansons préférées parle de cela* mais parce qu’il est toujours bon de rappeler les bonnes choses, bien qu'elles soient petites, dans notre vie.
Plusieurs fois avec un petit problème, nous pensons que c'est la fin du monde et lui donnons beaucoup d'importance, mais avec une petite joie, la plupart des fois nous ne lui donnons pas d'importance.
Pour moi, le plus grand plaisir que nous avons est l'été, parce qu'il est plein de petits plaisirs.
Tout commence le premier jour de vacances, un grand plaisir pour les étudiants, principalement quand nous sommes en Terminale, parce qu'il signifie que les examens ont fini.
Ce jour nous pouvons profiter de beaucoup d'autres plaisirs comme aller jusqu'à la plage et frapper avec les doigts le sable, qui est pour moi l'un des plus grands plaisirs d'un été.
Réellement tout dans l'été ce sont des plaisirs, les cheveux d'été après être allée à la mer et les vêtements d'été.
Parce que je déteste avoir à m’habiller avec beaucoup de t-shirts en hiver. De plus, pouvoir être dans des tongues à tout instant, je les mets le premier jour de vacances et je ne les enlève que le dernier.
Les jours d'été sont très bons, il est vrai, parce que nous pouvons sentir la chaleur sur la peau, et nous pouvons bronzer mais un grand plaisir, ce sont les nuits d'été.
La joie qui existe dans ces nuits!, elles surpassent toutes les nuits d'hiver. La chaleur qui existe dans à l'air est un petit plaisir, et avec toute cette chaleur pouvoir savourer la première gorgée de la bière d'une coupe gelée.
Je crois que j'ai déjà fais comprendre que je pourrais parler d'un milliard de plaisirs qui existent en été, mais j’espère seulement de faire un bon bac pour pouvoir jouir de ce grand plaisir.
Merci beaucoup Madame, pour ces années, elles ont été un vrai “petit plaisir”.
*Es gratis de Arnau Griso

Carolina Lagoa de Silva de Chaby Vaz. 2ºBachillerato B

mercredi 26 avril 2017

Des recettes vraiment faciles

Les élèves de troisième ont préparé des recettes que vous pouvez copier. Des recettes simples les unes, très élaborées les autres, de la tradition de leur pays ou de celles qu’on prépare à la hâte, avec ce que l’on trouve dans le frigidaire .

Des crêpes à notre manière 

Premièrement, casse un oeuf et ajoute un cuillère à soupe de farine. Ensuite, ajoute aussi une cuillère à soupe de chocolat en poudre et mélange tout. Avant de finir la pâte, ajoute une pincée de sel et deux cullières à café de sucre. Finalement, fais chauffer de l’huile dans une poêle et mets la pâte dedans.

 Inés de Llera et Francisco Castro. 3ºESOA

Des spaghetti tomate et fromage

• INGRÉDIENTS:
-Pour 5 personnes
1. Un paquet de spaghetti
2. Un pot de sauce de tomate
3. Un paquet de fromage rapé
4. Du sel
5. De l’origan
6. De l’huile

• PRÉPARATION:
Premièrement fais bouillir l’eau avec une pincée de sel. Puis, ajoute le paquet de spaghetti dans une casserole d’eau. Dans une poêle fais frire la sauce de tomate avec l’huile. Finalement mélange tout et ajoute l’origan et le fromage rapé.

Marina Quintana, Julia Castiblanques et Leonor de Melo, 3ºESO A

Tortilla mexicaine

INGRÉDIENTS:
-une tomate 
-un oignon 
-15g haricots noirs
-5g maïs
-2 feuilles de salade
-10g de guacamole 
-1tortillle de maïs
-sauce piquante
-20g de veau

PRÉPARATION
Premièrement hachez la tomate et l'oignon. Après, hachez les haricots noirs et mélangez-les dans un bol ; après mettez dans la poêle la tortilla pendant cinq minutes et ensuite étalez-la dans une assiette plate. Ajoutez le guacamole, la sauce piquante, le maïs, la tomate, l'oignon, les haricots noirs et les deux feuilles de salade. Finalement, tournez la tortilla, et voilà! Bon appétit! 

Alexia Martin et Laura Rafel 3ESO B

Paëlla mixte

D’abord fais cuire les légumes avec de l’huile. Puis fais frire la viande de lapin et de poulet coupée en petits morceaux. Épluche les crevettes et ajoute tout à la poêle. Fais cuire un bouillon avec la tête des poissons. Après, ajoute le riz et le safran, fais cuire pendant 5 minutes. Puis ajoute le bouillon et fais cuire de 18 à 20 minutes. Et finalement couvre avec un tissu de cuisine et laisse reposer 10 minutes.

Daniela Navas et Catarina Ferreira (3ºESO C)

Des oeufs avec des saucisses et des frites

Mettre les œufs et les saucisses dans une poêle avec de l'huile d'olive. 
Frire les pommes de terre et, une fois terminées, couper les saucisses et les mettre avec les frites dans l’assiette.

Afonso Abeijón, Tomás Contreras, Antonio Rente. 3ºESOB

dimanche 18 décembre 2016

Retrouvailles

Il y a quelques semaines nous avons commenté en cours le film « Selon Charlie » de Nicole García où il s’agit de quelques adultes qui se retrouvent dans leur ville natale après des années d’absence. En découvrant les différentes histoires qui se croisent, nous apprenons que certains ont mené des vies bien différentes à celles qu’ils attendaient dans leur jeunesse. C’est à partir de cette réflexion sur l’avenir que j’ai demandé aux élèves de 2ème année de Bachillerato d’imaginer comment serait leur vie dans trente ans et d’écrire une rencontre avec plusieurs de leurs actuels camarades de classe. Les résultats ont été vraiment intéressants. J’ai pu lire des récits sympathiques, affectueux, tendres, émouvants, drôles mais il y en a aussi d’ironiques et d’autres qui frôlent même l’humour noir. Quant à la forme, j’ai eu droit à des lettres, à des blogs, à des scènes de théâtre et, sera-t-il que Noël approche ?, même à un conte de Noël.

Lisbonne, le 10 mars 2030
Au cours de ces dernières quatorze années, je peux dire que j’ai presque tous les objectifs que j’avais définis quand j’avais encore 17 ans. D’autre part, avant de réussir, j’ai dû aller dans une voie qui n’a pas été exactement de “roses”. Ces dernières années j’ai rencontré des amis et des collègues du lycée que je n’avais pas vus il y a longtemps. J’ai pu voir comment certains d’entre eux n’ont pas encore franchi cette route et ils ont l’air de ne jamais la quitter.
Nous sommes en 2030. Incroyablement, pas beaucoup de choses ont changé. Au moins, pas comme les films de Hollywood le peignent. Pas de voitures qui volent ou d’intelligence artificielle. La vie de la plupart de la société n’a pas amélioré. On peut dire que, comme d’habitude. Cette idée folle de créer des colonies sur Mars a disparu aussi et les Objectifs du Millénaire pour le développement sont déjà obsolètes.
Quant à moi, après de nombreuses hésitations, j’ai fait finalement des études de psychologie à Madrid et j’ai obtenu mon diplôme en 2020. J’ai ensuite fait le Master en Suède. Après avoir terminé, je suis retourné en Espagne, où j’ai passé deux années très difficiles car je ne pouvais pas trouver de travail. Enfin, j’ai été engagé dans un hôpital privé dans la ville où j’avais passé la majeure partie de mon enfance et de ma jeunesse: Lisbonne. C’était comme un retour au passé. Voyager dans les mêmes routes, voir les plages merveilleuses où dans l’adolescence j’étais allé avec mes amis, l’école où j’avais passé toute ma vie… Bref, la merveilleuse Lisbonne.
Actuellement, j’ai mon cabinet privé dans le centre de Lisbonne, avec lequel je gagne ma vie assez bien, et où je reçois des patients tous les jours. Il s’avère que l’un de ces patients est Juan, un ex-collègue et ami de l’école secondaire. Il est venu régulièrement à la thérapie pendant deux ans en raison d’une grande dépression. Le problème? Le travail. Bon, et d’autres choses, mais la confidentialité patient-thérapeute ne me permet pas de rendre publiques ses affaires. Selon il m’a dit, sa patronne est une femme insupportable qui pense qu’elle est la meilleure, seulement parce qu’elle est la directrice financière de l’une des plus grandes banques du pays. Il arrive que la patronne est Olga, une amie aussi du lycée. Selon Juan, l’innocence et sympathie qui la caractérisaient dans son adolescence ont complètement disparu. Maintenant, elle est une “harpie” dédiée à rendre la vie impossible aux autres travailleurs. Quels tournants fait la vie, n’est-ce pas? Vous pensez qu’une personne sera toujours la même, mais la réalité est différente.
La même chose est arrivée à Claudia. Je l’ai rencontrée il y a trois ans, quand j’étais en Angleterre cherchant du travail. Quand nous nous sommes vus, nous avons couru vers l’autre et nous nous sommes embrassés. Elle était aussi très changée. Elle ne portait plus de lunettes, et ses cheveux n’étaient pas bouclés. Claudia est une ingénieure. Une ingénieure malheureuse. Elle n’était pas la même personne que j’avais connue quand j’avais 14 ans. Maintenant, elle est une femme qui ne jouit pas de la vie, qui pense seulement à travailler. Cela l’a conduit à avoir vieilli très rapidement. Elle a beaucoup de cheveux gris, ce qui, à notre âge n’est pas normal. Avant de partir, je lui ai demandé par le reste de notre groupe d’amis de l’adolescence, mais comme moi, elle ne savait rien.
En ce moment, je dois finir une recherche sur la méchanceté de l’homme, avec ma collègue Marga. Pour cela, je pensé que je ne serai pas disponible pour écrire pendant un certain temps.
Sergio Río. 2ºBachillerato B

Il y a 14 ans que j’ai fini l’école, sans un objectif de vie et sans savoir ce que j’allais étudier.
J’avais pensé «Administration d’entreprises» ou »Sciences politiques» mais je n’avais jamais pensé que je finirais dans l’armée. Oui, toute ma vie au mépris de cette institution et maintenant je fais partie de l’armée espagnole.
Il y a deux ans, en 2028, j’ai été promue capitaine, pour les services fournis pendant la guerre en Syrie.
À ce jour, je ne peux pas croire ce qui s’est passé pendant ces 13 dernières années. Mais qui y croit encore moins c’est Sergio : je l’ai retrouvé à Lisbonne la semaine dernière. On a parlé, et il semblait très surpris pour ma profession.
Il m’a dit aussi qu’il avait étudié publicité et marketing et qu’il travaillait dans une grande entreprise de produits de beauté.
En autre, j’ai découvert quelques choses sur mes vieux camarades du lycée.
Pedro avait étudié médecine mais, malheureusement, il a été tué dans un accident de voiture il y a quelques années.
Juan Carlos n’a pas terminé ses études de mathématiques et il travaille maintenant comme serveur dans un restaurant.
Et Olga est la directrice financière de Repsol et elle est très, très riche.
Cette réunion m’a rappelé mon adolescence, sans aucun doute, et elle a aiguisé ma curiosité. J’espère en savoir plus sur mes copains dans l’avenir.
Sofia Viana, 2º BACH B


Madrid, le 1er janvier 2046
Chère maman:
Je t’écris comme tous les jours, mais aujourd’hui est spécial. Tu ne sais pas les choses qui sont arrivées et tout en une seule journée.
Ce matin, après la fête de fin d’année, la baby-sitter de mes jeunes enfants m’a appelée de toute urgence parce que mon cadet, Salvador, avait de la fièvre. Mon mari et moi, nous sommes allés à notre maison et nous l’avons emmené à l’hôpital le plus proche.
Nous sommes donc arrivés, nous sommes allés à la salle d’urgences et une infirmière nous a dit que le seul médecin disponible pour voir Salvador était le docteur Pedro Rosa. Ce nom n’était pas étrange pour moi.
Nous avons attendu une heure et demie jusqu'à ce que nous sommes entrés dans le bureau du docteur. Alors que j’ai vu le médecin, je l’ai reconnu. C’était Pedro, mon camarade du lycée. Tu te souviens ? Il n’a pas beaucoup changé. Il m’a reconnu aussi. Après avoir examiné mon fils, nous avons parlé de notre enfance et il m’a dit qu’Inés Ollero, une de mes meilleures amies du lycée, travaillait aussi là-bas, dans la section des enfants atteints de cancer et qu’elle était une bonne infirmière.
Le soleil s’était déjà levé quand nous sommes sortis de l´hôpital. Nous sommes allés à la maison pour chercher mes quatre autres enfants et nous sommes tous allés ensemble pour prendre le petit-déjeuner à « La casita de Flunch », une nouvelle pâtisserie qui fait des churros au chocolat délicieux.
Quand nous avons terminé, nous sommes allés au Retiro, un parc à coté de ma maison, pour célébrer la nouvelle année. Soudain, j’ai écouté quelqu'un qui m’appelait. C’était Sergio Río, mon copain du lycée avec sa famille : son épouse et ses deux belles filles. Il y avait longtemps que je ne l’avais pas vu ! Nous sommes tous allés ensemble pour une promenade et il m’a dit qu’il était propriétaire d’une entreprise de publicité. Je me souviens que lorsque nous étions jeunes, c’est ce qu’il voulait devenir.
À la fin de la journée, nous sommes tous allés à la maison pour diner avec la famille de mon mari.
Écris-moi vite, bisous pour toute la famille.
Marga
Marga Nazaré. 2ºBachillerato B

Aujourd’hui j’ai 30 ans et extraordinairement j’ai rencontré deux de mes amis d’enfance, J et H. Nous nous sommes rencontrés dans la rue et nous sommes allés à un café pour parler. Je leur ai dit que j’ai une entreprise et que je fais beaucoup d’argent, que j’ai deux enfants et une femme et comme je suis heureux avec ma vie. J m’a dit qu’il est acteur et il est apparu dans quelques films espagnols. H, le pauvre homme, m’a dit qu’il est au chômage et qu’il n’a pas d’argent parce qu’il a dépensé tout son argent dans les casinos et les maisons de prostitution. Comme je suis un bon ami, je lui ai donné un peu d’argent. Quand je suis arrivé à ma maison j’ai réfléchi sur comment mes amis étaient quand nous étions à l’école, toujours heureux et de bonne humeur. Il semble que le monde les a changés.
Mateu Ferré Pinto Coelho. 2ºBACH. B

mardi 6 décembre 2016

Aimez-vous les fêtes de Noël?

La Noël approche. Les lumières dans les rues, les concerts dans les églises, les concours de cartes de voeux au lycée, les vacances à portée de la main. De plus en plus d'adultes déclarent ne pas aimer des fêtes dans lesquelles l'expression du bonheur devient une obligation, les réunions familiales une torture, les achats une compulsion. Nous avons peut-être oublié pourquoi nous aimions la Noël quand nous étions plus jeunes. Inés Puebla nous le rappelle.

Le Noël
Maintenant je vais vous parler sur un sujet que je crois qui est le plus adapté à cette période de l’année, le Noël. Beaucoup de personnes pensent que l´hiver est une période de tristesse et de monotonie. On n’a pas le soleil pour éclairer nos journées et on voit nos vies entravées pour les nuages  qui éteignent la lumière du ciel. Cependant, pour moi, cette période est la plus amusante et celle que j’aime le plus de toute l’année.
« Pourquoi ? » tu te demandes. C’est parce que c’est la période où on célèbre la partie que j’aime le plus, la fête de Noël. La surprise d’ouvrir un cadeau du père Noël, la sensation qu’on sent quand on donne quelque chose à cette personne qu’on aime beaucoup, l’ ambiance de joie et de solidarité que l’on sent toujours en entrant dans un espace public comme le supermarché ou même en rentrant chez nous, l’amour des familles qui se réunissent finalement après avoir été séparées pendant beaucoup de temps, tout ça on le sent seulement à Noël et ça le fait le temps le plus beau de l’année pour être en famille et avec nos amis. Mes meilleurs souvenirs jusqu’à aujourd’hui ont été créés pendant les vacances de Noël. Toutes les années, par exemple, mon oncle fait de Papa Noël. Il sort de la maison et commence à battre dans les fenêtres en criant « Hohoho ! ». Je me rappelle que quand j’étais petite ça me donnait beaucoup de joie, j’étais vraiment heureuse dans ce moment et je sentais la curiosité de tous les mômes de vouloir savoir qui est le Papa Noël. Maintenant je sais que Papa Noël n’existe pas, mais en voyant la joie dans les visages de mes cousins je me sens heureuse et je partage leur joie.
En conclusion, la fête de Noël est et elle sera toujours le moment le plus aimé par les enfants et le moment qu’on aime le plus. Toutes les personnes sont heureuses à Noël, il n’y a personne qui n’aime pas d’une manière ou d’autre cette époque. Mais Noël a-t-il une finalité matérialiste ou spirituelle ? Je vous laisse avec cette question. 

Inés Puebla. 1º Bachillerato A.

dimanche 4 décembre 2016

Lectures d’enfance : Momo

Pendant un mois nous avons eu la chance de partager nos cours avec José Carlos, un étudiant qui fait son stage pratique pour devenir professeur de français au lycée. Avant son arrivée, je lui avais proposé de parler aux élèves de Bachillerato sur un livre qu’il aurait bien aimé. Il a choisi le premier livre dont il avait un souvenir. Un livre qui l’a fortement marqué : Momo de Michael Ende.


Il a raconté aux élèves son approche à l'oeuvre et, puis, il leur a posé plusieurs questions. C’est à partir des réponses données qu’il a raconté l’histoire de Momo. La réflexion s’est déroulée sur différents sujets : l’importance de l’amitié, les choix qu’on fait dans la vie, la différence entre vivre et survivre...

À la fin, comme ils le font pour leurs exposés, les élèves ont commenté la présentation de José Carlos au moyen des « petits papiers ».

Vous pouvez trouver la présentation de José Carlos en appuyant sur ce lien: MOMO



mercredi 13 avril 2016

Concours littéraire 2016

Le concours d'écriture rapide a eu lieu au lycée le 27 janvier. Nous vous présentons les textes qui ont gagné dans les trois catégories. La remise des prix aura lieu le 21 avril. Nous esperons que l'année prochaine vous serez encore plus nombreux à y participer. La phrase proposée aux participants appartient à Valle Inclán.

« Je suis sorti au chemin. Il était désert. Il faisait entièrement nuit. De grosses gouttes de pluie commençaient à tomber et elles m’ont fait presser le pas »

Sonate de printemps, Ramón del Valle-Inclán

J’ai peur, je suis complètement seule.
Mes parents sont dans cette maison avec lui. Je ne sais pas qui c’est.
Je m’appelle Marie et j’ai quatorze ans. Je suis très repentie d’avoir fait cet appel.
Je pensais que tout irait mieux.
Mais non.
Tout a changé.
Tout d’un coup, j’entends un tir à l’intérieur de la maison.
Je commence à pleurer.
Et tout ça, à cause de cet appel stupide.
 Teresa di Pietro Fernández. 2ºESO A


Je suis sorti au chemin. Il était désert. Il faisait entièrement nuit. De grosses gouttes de pluie commençaient à tomber et elles m’ont fait presser le pas.  Dix minutes plus tard, je me suis arrêté devant un beau paysage, désert aussi mais très agréable. J’ai trouvé une fille. Nous avons beaucoup parlé : de la vie, de l’argent, du sport, mais, spécialement, nous avons parlé d’amour.
Nous nous sommes raconté nos histoires d’amour ; elle m’a dit une phrase que je n’oublierai pas :
« Les plus belles histoires d’amour sont celles qui n’ont pas le temps de vivre ».
Après avoir beaucoup parlé avec elle, et elle avec moi, nous sommes allés à côté d’un arbre, d’un oranger. Nous nous sommes regardés en silence jusqu’à trois minutes et ensuite nous avons continué à parler.
Sa mère a appelé trois, non, quatre fois ! à son téléphone et elle est partie chez elle.
J’ai oublié de lui dire « Je t’aime », mais c’est la vie. Le temps passe rapidement. Nous ne vivons qu’une fois « 
Tito José MBA Nsue Ada. 3ºESO B

Je suis sorti au chemin. Il était désert. Il faisait entièrement nuit. De grosses gouttes de pluie commençaient à tomber et elles m’ont fait presser le pas.  Mais, pourquoi? Pourquoi est-ce qu’il faut presser le pas? J’ai cinquante-quatre ans et je ne sais pas la raison pour la quelle tout le monde presse le pas.
J’ai pressé le pas toute ma vie et, maintenant, j’y réfléchis et je n’ai rien obtenu.
Un ami, que j’ai connu à l’armée, m’a dit qu’il avait trois propos dans sa vie : sa famille, écrire un livre et planter un arbre.
Je n’ai pas accompli mes propos. Si j’ai planté un arbre, ce n’était pas à propos. Je n’ai formé aucune famille, je n’ai pas trouvé mon grand amour. Le problème était que je ne croyais pas à ces bêtises (je croyais que l’amour était sujet de films et de romans mais pas de la vie réelle) et à cause de ça je vais être tout seul dans ma vieillesse) mais je ne me fais pas de souci, ou pas trop.
J’étais seul quand j’étais né et je vais être all by my self, comme disait Céline Dion, le jour de ma mort aussi. Je n’ai écrit aucun livre non plus. Ma vie n’était mémorable dans aucun sens, je n’ai bataillé à aucune bataille et je n’ai découvert la guérison d’aucune maladie.  Mais il y a un neuf cents pour cent de la population qui n’a pas accompli ces mêmes propos. Pourquoi est-ce que je m’en soucie? Pourquoi est-ce que je presse mes pas?

- Bonsoir, Monsieur Dammartin – criait une dame dont j’ai oublié le nom penchée à une fenêtre du deuxième étage.

- Bonsoir, Mademoiselle Lafayette-lui ai-je répondu d’une manière mécanique.

Et je pensais : « Pourquoi ces demoiselles Lafayette existent-elles dans le monde ? » Elle n’avait pas accompli ces bêtises non plus. Pourquoi y a-t-il des personnes qui ont le droit  de ne pas se soucier et je vis toute ma vie dans la peur d’être oublié de ce monde et d’être enterré sous une dalle avec un nom et un prénom, pierre qui sera détruite quand le cimetière  sera transformé en centre commercial ? Pourquoi est-ce que je presse mon pas pour toutes ces choses horribles à venir ? Pourquoi ?

- Bonsoir, Monsieur Dammartin. Vous êtes en retard ! Quelle surprise ! C’est la première fois que je vous vois arriver en retard pour le dîner. Pouvez-vous presser le pas ? me recommandait elle en riant.

- Oui, je peux…
José Pedro Ribeiro-Rosa. 1ºBachillerato A