Cette année on a décidé de commencer par le début et nous avons proposé aux élèves de Terminale l'analyse de la première nouvelle de Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, oeuvre qu'ils connaissaient déjà, comme vous savez. L'analyse qui suit est le résultat de l'interro du 26 octobre, c'est à dire d'un devoir sur table rédigé en 55'.
Analyse de la nouvelle ‘‘Petites pratiques germanopratines’’
Anna Gavalda est
un ecrivain très à la mode en France et elle est une des plus connues
nouvellistes femmes de ce pays. Elle est capable d’attirer l’attention d’un
grand public à cause de sa façon de s’exprimer simple et directe et elle engage
ce public avec des sujets qui ont quelque chose à voir avec des sujets de leurs
vies.
L’histoire se
déroule à Saint-Germain dès Prés, une partie de Paris fréquentée par les secteurs les plus riches de
la population et par les intellectuels parisiens. ‘‘Germanopratines » veut
dire ‘‘ de Saint –Germain dès Prés’’. Le récit s’adresse à quelqu’un qu’on ne
connaît pas mais on est capable de dire qu’il/elle a un rapport de proximité
avec la femme qui est le narrateur de l’histoire.
‘‘Petites pratiques
germanopratines’’ est un texte narratif, avec des dialogues qui révèlent la
présence du discours direct. Dans le récit on est capable d’identifier une introduction quand la femme (qui est le
personnage principale du récit et dont on ne sait pas le nom et qui est une
femme d’âge moyen qu’on croit jolie) commence á décrire les circonstances de ce
qui s’est passé, elle parle de Saint-Germain dés Prés, du Quartier Latin, de qu’elle
était dans la rue pendant la matinée, etc. Après, la nouvelle commence son développement, la femme se croise avec
un homme, ils se sourient et elle (qui était cultivée) se rappelle du poème de
Baudelaire À une passante sur une
situation pareille ; et l’homme s’est decidé à venir parler avec elle, il
lui dit qu’il pense que ça serait une chose très stupide de se sourire et de ne
pas se revoir et pour ça il l’invite à dîner dans un restaurant; elle accepte.
Après la rencontre elle va à un café trés commun (Chiquito) pour se calmer et ensuite
elle rencontre l’homme et ils vont dîner ; ils boivent des vins
magnifiques et ils parlent des sujets intéressants mais jamais de choses
personnelles. À un moment donné le téléphone de l’homme sonne et il répond. Puis
il demande pardon à la femme et aux autres clients et le dîner continue. Quand
ils étaient sur le point de sortir l’homme dévie son attention de la femme et
de son blouson pour voir le message qu’il avait reçu, la femme était vraiment
fâchée et quand ils arrivent au taxi qu’elle va prendre et l’homme lui donne
ses números de télèphone elle décide de ne plus l’appeler, elle dit qu’elle a
son orgueil. C’etait l’état final de l’oeuvre. La conclusion commence à partir du moment où elle avait décidée
qu’elle ne voulait pas revoir l’homme. Quand ils commencent à marcher vers le
taxi elle avait dejá décidé comment irait terminer ce rendez-vous. Finalement,
dans l’histoire on voit très clairement un point d’inflexion quand l’homme n’a
pas éteint son portable et que la femme
commence á penser que cet homme n’était pas aussi agréable et dévoué qu’elle le
pensait.
Cette femme
travaillait dans une maison d’édition, elle était cultivée et avec des
préférences relativement raffinées mais elle était en même temps trés genuine.
Elle garde clairement une relation avec la passante de Baudelaire mais on
regarde ces deux femmes de deux points de vue différents, dans l’oeuvre d’Anna
Gavalda on voit la femme, ses pensées et comme elle est interpelée par l’homme,
dans le poéme de Baudelaire on voit comme un homme regarde une femme qui passe
et regrette de ne jamais la revoir. Malgré
ces différences, dans les deux oeuvres on est capable de voir que cette femme
est impossible d’atteindre par l’homme, même s’il s’efforce beaucoup, la femme
est fugitive, indépendante et avec des convictions, á la fin, la femme s’en va,
elle est disparue et les hommes seulement peuvent le voir ‘‘dans l’eternité’’.
Personnellement,
j’ai beaucoup aimé cette nouvelle, c’est une oeuvre avec une expression
très claire, très directe, avec une simplicité qui la caracterise mais ça ne
veut pas dire qu’elle soit peu travaillée
ou peu élaborée, au contraire, avec des pensées et des élaborations linéales l’histoire
a une dimension qui est capable d’attraper les lecteurs. Je pense que ‘‘Petites pratiques
germanopratines’’ est une oeuvre très intéressante, avec laquelle nous sommes
capables de comprendre beaucoup de choses et je recommande tout à fait sa lecture .
Tomas Ribeiro Rosa
2ème année de Bachillerato
Beaucoup d'humour doux-amer dans cette nouvelle dont la chute me fait vous poser une question: quel serait pour vous le lien entre le portable, Sagan, Baudelaire, les charlatans et notre orgueil????? Merci et bisous.
RépondreSupprimerJ'ai aimé cet analyse, mais il y a des maladresses syntaxiques. Je vous conseille de le corriger.
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour l'apport, c'est très utile.
Les élèves qui écrivent dans ce blog sont apprenants de FLE, le français étant leur quatrième langue. Ceci explique les "maladresses syntaxiques".
SupprimerBeaucoup de finesse dans cette analyse. Bien des élèves français seraient incapables de pratiquer leur propre langue avec une telle intelligence.
RépondreSupprimerBravo à leur professeur de français, et félicitations à ces étudiants passionnés par notre belle langue !