
ANALYSE DU ROMAN
“STUPEUR ET TREMBLEMENTS »
Sers-toi des
éléments ci-dessous pour faire ton analyse.
1. La base du roman est autobiographique et
dès le début on établit le style comique. Pourquoi ?
2. On peut lire ce roman comme une satire
du monde de l’entreprise japonaise (lieu de travail, personnages, situations)
pour cela l’auteur se sert de figures rhétoriques. Lesquelles ? . Donne
des exemples.
3. Malgré la position de subordination et
grâce à l’ironie, l’auteur se révèle supérieure aux autres personnages. Les
rapports de pouvoir se voient renversés. Montre-le.
4. Le style divertissant et moqueur permet
à l’auteur de juger le traitement des femmes.
5. Conclusions
Lucia Branco, 2º Bachillerato A a écrit:
Lucia Branco, 2º Bachillerato A a écrit:
" Stupeurs et tremblements"
est un roman autobiographique écrit par Amélie Nothom et publié en 1999. Le
livre présente une partie de sa vie, vécue au Japon lors d'un contrat
avec une grande entreprise, Yumimoto. Le roman analyse alors cette
expérience, qui dure un an au total. Au lieu d'écrire un roman autobiographique
lourd, elle lui donne un style très personnel, incroyablement léger mais à la
fois profond et comique.
Cette comicité est importante pour l'auteur car
elle permet de gagner la sympathie du lecteur
et c'est une façon de prendre le contrôle de la situation. L'ironie utilisée par l'auteur c'est
sa manière personnelle de contrôler et d'accepter une période de sa vie que, si elle la
prenait sérieusement, elle se serait probablement suicidée à cause des humiliations fréquentes. Le
ton comique permet sa "réhabilitation", et montre sa supériorité, sa capacité de se moquer
de ce qui avant l'aurait fait beaucoup pleurer.L'autre
ton est le satyrique. La satyre, une forme littéraire qui a pour but de corriger
les vices des gens, est ici montrée comme
des formes rhétoriques telles que : la métaphore, l’hyperbole et la
caricature. C’est important de savoir l’objectif de ce ton satyrique : l’auteur
ne critique pas le Japon, elle critique le monde de l’entreprise et les abus de
pouvoir présents dans ce monde. Avec ces figures rhétoriques, elle réussit à
exprimer son indignation et à nous faire vraiment voir, avec un nouveau regard
tout le microcosme des grandes entreprises. Par exemple, on peut deviner l’hyperbole,
l’exagération dans des descriptions des lieux de travail. Ces lieux de travail
paraissent plutôt des lieux de torture, où une personne doit souffrir « pour
le bien commun de l’entreprise ». Même y
parviennent des « crimes » , comme le viol émotionnel de Fubuki par
son supérieur. Les situations et les personnages se dévoilent grâce à des
caricatures ironiques. Presque tout le monde est caricaturisé : Fubuki, la
froide beauté parfaite ; M. Omochi, présenté comme « une balle de
graisse vivante » ; le détestable M. Soito… Même le vice-président
est caricaturisé, il est presque divinisé par Amélie.Les restantes situations
sont décrites par des métaphores, qui ont pour but de dévaloriser ce qui est
train d’être comparé. Un fois encore, l’auteur prend le contrôle de la
situation. Une autre caractéristique du monde du travail au Japon, c’est l’hiérarchie
rigide. Chaque employé a une place exacte dans la pyramide et il est conscient
de sa `place. Il y a ceux qui dominent et ceux qui sont dominés. Amélie
appartient théoriquement au dernier groupe. Cependant, avec son ironie efficace
et impitoyable, elle devient une « dominatrice » car elle se montre
supérieure à tout ce qui vient de lui arriver. Elle ne prend pas ses
humiliations au sérieux. C’est à travers de ce contrôle de son passé, de
soi-même, qu’elle réussit à renverser les rapports de pouvoir. Autrefois, elle
était une simple subordonnée. Maintenant, elle la « reine » de son
territoire. Par exemple, cette situation est montrée quand Amélie est nommée « dame
pipi » dans l’entreprise. À cause de sa nouvelle fonction, elle doit
nettoyer et surveiller les toilettes, aussi bien celles des femmes que celles
des hommes. Or, il est évident que la présence d’une femme, occidentale en
plus, dans les toilettes des hommes va les intimider, et il y en a quelques-uns
qui laissent d’y aller à cause d’elle. On voit ici comment un travail qui
apparemment serait l’humiliation absolue pour elle, se transforme en une
situation complètement différente : Amélie est celle qui contrôle, celle
qui domine ses supérieurs. Elle est donc, la supérieure à eux.
J Je crois qu’un autre but de ce roman
est celui de condamner le mauvais traitement des femmes dans le lieu de
travail. Les entreprises sont très souvent misogynes : les femmes gagnent
parfois moins salaire que les hommes, elles souffrent plus qu’eux pour avoir
une promotion. C’est une situation terriblement injuste et Amélie le vit à la
première personne. Mais, comme avant, au lieu de présenter un traité lourd sur
les traitement des femmes, elle donne au roman un ton moqueur pour bien
expliciter l’injustice existante. Avec cette ironie divertissante mais « coupante »
elle exagère un peu la situation afin que nous puissions voir et comprendre
bien ce qui se passe vraiment. En plus, de cette façon, un autre rôle très
important est donné à l’auteur : celui de juge. Elle peut juger tout ce qu’elle
veut car elle est la narratrice et c’est son passé ce qu’elle est en train de
raconter, pas quelqu’un d’autre.
En conclusion, il s’agit d’un roman
très amusant, efficace et satirique qui présente une position contraire au
monde injuste de l’entreprise, ses vices, ses abus de pouvoir, sa misogynie,
son autorité et sa répression des « prises d’initiatives ». Car dans
ce monde, il faut seulement obéir. Il n’y a aucune individualité, tout y est
collectif. Un roman fabuleux , sans doute.
Helena Holvikivi
2º bachillerato B a écrit:
Ce roman d ’Amélie Nothomb a été publié en 1999. La base
du roman est autobiographique car il raconte un épisode de la vie de l’auteur.
Dès le début, le roman présente un style comique en premier lieu pour dénoncer
la misogyne (en rendant compte du mauvais traitement d’Amélie dans l’entreprise)
et aussi pour transmettre de la sympathie à travers la satire (forme littéraire
dont l’objectif est de corriger les vices du comportement humain). Ce roman est
une satire du monde de l’entreprise japonaise, donc il prétend corriger ce qu’il
y a du mauvais dans ce monde. L’auteur se sert des figures rhétoriques telles
que : l’ironie, la métaphore, l’hyperbole et la caricature. De cette
manière, elle utilise la caricature pour déformer des personnages tels que M. Saito qui est présenté comme une personne grande et
obèse, le vice-président comme Dieu , et le président comme le Diable. La protagoniste,
qui est aussi la narratrice et l’auteur, descend les échelons de l’entreprise
avec de l’humiliation car sa dernière tâche
consiste en rester aux toilettes comme « dame pipi ».
Cependant, Amélie ne perd pas la face et accomplit sa tâche jusqu’à la fin,
sans sentir aucune humiliation, donc à la fin la situation est renversée :
Amélie se révèle supérieure aux autres personnages, grâce à l’ironie parce que
à la fin elle se sent heureuse malgré la cru la froideur et la cruauté de l’entreprise, cela est montré à la fin
du roman. Les derniers jours, quand elle est sur le point de finir son service,
elle se trouve à un étage suffisamment haut qui lui permet de regarder et
admirer la ville, et elle sent bien car pas tout le monde peut accéder à ce
privilège-là. Amélie retourne en Belgique où elle publie son livre et son
ancienne supérieure Mori (Fubuki) la félicite à travers une lettre écrite en
japonais. Le style comique et moqueur permet à l’auteur de juger le
traitement donné aux femmes dans le monde de l’entreprise japonaise où la femme
a beaucoup de contraintes (elle doit se marier avant les 25 ans par exemple). L’ironie en plus, lui
permet de dénoncer la misogyne et encrer la fiction dans le réel. C’ est-à-dire,
à travers son histoire elle dénonce la réalité des femmes. Amélie ne se décrit
pas car c’est elle qui juge l’entreprise et la situation des femmes au travail. En conclusion, ce roman autobiographique
traite le monde l’entreprise japonaise qui est basé sur un modèle paternaliste
où on doit avoir du respect , de l’autorité
et de la loyauté. D’autre part, on voit
les difficultés qui souffre l’étranger
qui ne s’intègre pas dans une société qui l’impose des règles si différentes.
Enfin, dans ce roman il y a une quête d’identité de la part de l’auteur puisqu’elle
est née au Japon et elle y a passé son enfance, mais plus tard elle est rentrée
habiter la Belgique, et elle ne connait pas vraiment son identité. À travers ce
roman, il y a une comparaison entre le monde oriental et l’occidental : la
culture, la langue, les traditions sont très différents mais c’est surtout dans
le monde de l’entreprise que les différences s’accentuent. En Occident, l’individu
compte pour l’entreprise, tandis que dans l’entreprise orientale, l’individu
est défini par elle. Par exemple, Fubuki lui dit qu’elle doit se consacrer
seulement au travail et qu’elle doit souffrir pour monter les échelons de l’entreprise.
J J’ai bien aimé le roman car il nous permet d’avoir des
connaissances de deux mondes très différents en tous les aspects, et malgré la
cruauté et l’autorité vécues, une personne peut surmonter les obstacles et être
heureuse car la situation peut être toujours renversée.
J'ai aimé Stupeur et tremblements parce que ce récit montre d'une façon très intérssante comment
RépondreSupprimeron peut s'en sortir de situations négatives et saisir le contrôle de notre vie. Amélie est vraiment un exemple pour les femmes qui ne sont pas valorisées et qui sont humiliées, de qu'on peut devenir supérieures à ceux qui ne nous donnent aucune valeur.
Pour moi, ce roman s'est révélé comme une très grande surprise, car le discours d'Amélie Nothomb nous fait entrer à fond dans son histoire. La satire, les métaphores, et le style toujours ironique de l'auteur nous permet de voir une histoire d'après un point de vue supérieur et moqueur du monde de l'entreprise et sa hiérarchie. Nous nous sentons sensibilisés avec Amélie et nous la comprenons, nous finissons même par la croire une grande femmee qui s'est battue pour enfin gagner sa guerre...
RépondreSupprimerIl y a déjà quelques années que j'ai lu ce livre mais, d'après mes souvenirs, je trouve votre analyse très juste et bien présentée. Plus que ça, chaque fois que je lis vos commentaires je reste bouche bée... dans ma tête, vous avez les visages -et le niveau de français- des adolescents bruyants de troisième d'ESO avec lesquels j'ai partagé mon dernier voyage Lisbonne-Paris.
RépondreSupprimerJe profite de ce commentaire pour vous souhaiter du succès dans la nouvelle période que vous commencez, à vous et à votre prof, Julia, qui a su tirer de vous tout votre potentiel.
Félicitations!
Carmela
C'est un roman intéressant car l'auteur a attiré mon attention grâce à son style comique. Mais ce n'était pas simplement le style, c'était tout ce qu'il y en avait au-dessous: la dure et fatigante expérience qu'elle a vécue, la sévère culture japonaise et ses idéaux. Et surtout ce que j'ai aimé le plus a été la fin, quand Fubuki après avoir provoqué tant de mal et de souffrance chez Amélie, la félicite pour ce livre, en lui reconnaissant sa valeur et ses capacités. Il faut absolument lire ce livre!!
RépondreSupprimerC'est curieux le fait de se servir des dates pour ancrer le roman dans le réel et le faire plus croyable. J'ai adoré.
RépondreSupprimerOn veut qu'Amélie tombe, on veut la blesser, mais elle reste là sans pleurer, c'est seulement elle-même qui lutte de son côté. J'ai aimé ce roman, la satire a été bien construite et l'atobiographie reste la meilleure méthode pour faire de l'ronie et de la critique.Amélie Nothom voulait faire une critique du monde du travail et, à mon avis, elle l'a fait de la meilleure manière possible, en racontant sa propre expérience. Elle a été très courageuse!.
RépondreSupprimerAmélie quitte l'entreprise et elle se consacre à l'écriture. Elle écrit ce roman qui va être publié plus tard et elle va recevoir une lettre de Mme.Fubuki où elle la félicite. Avec cette chute nous pouvons voir qu'Amélie, à part de toute sa souffrance, elle a été réconnue en tant que femme japonaise car la lettre était écrite en japonais, la langue qui fut interdite à Amélie dans l'entreprise. Ça va être un motif d'orgueil pour elle pace qu'elle s'est sentie enfin valorisée.J'ai beaucoup aimé lire et analyser ce roman. Je le recommande à tout le monde.
RépondreSupprimerOn comprend qu' Amélie est forte, courageuse car malgré l'humiliation subit chaque jour dans l'entreprise Yumimoto elle arrive à en rire et à nous faire rire. Et la fin montre que se qu'elle fait a payé car elle est félicité par sa supérieur Mori Fubuki.
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup ce livre et je le recommande.
Stupeur et temblement serait il un recit autobiographique ou une genre proche de l'autobiographie? je me suis toujours posé la question. merci de me repondre
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