jeudi 11 janvier 2018

Nous continuons à lire...

Tout d'abord, nous souhaitons à tous nos lecteurs nos meilleurs voeux pour l'année 2018! 
Ceux qui nous suivent depuis le début pensent peut-être que l'on ne lit pas comme avant car il y a moins de commentaires et de réflexions sur nos lectures. Nous continuons à lire dans nos cours de FLE mais, étant donné que nos élèves sont de plus en plus hétérogènes et qu'ils ont des niveaux très différents, nous lisons d'une autre manière. Au lieu de travailler tous ensemble une même nouvelle ou un même roman, on a été obligés à donner à chaque élève un livre correspondant à son niveau. Après plusieurs séances de lecture, chacun a fait une rédaction sur table sur le livre qu'il avait lu. Voici trois exemples des commentaires.

Titre du livre: Je l'aimais
Auteur: Anna Gavalda
Genre: Roman
J’ai lu. Le dilettante, 2002

1. Cette œuvre est un roman. Il a donc une narratrice, Chloé, qui raconte ce qui lui est arrivé après que son mari, Adrien, l'ait quittée pour une autre femme. Au début, ce qu'elle raconte est très centré sur elle (ce qu'elle sent ou sentait, et ce qu'elle pense). Pendant la première moitié du livre on a plus de narration et moins de dialogue entre les personnages. Vers la moitié du livre, pourtant, Chloé parle plus avec son beau-père, Pierre, et alors il y a plus de dialogue.

  Le sens du titre, au début, semble qu'il concerne Chloé et ses pensées sur Adrien, car on voit comment cela l'a affectée chaque fois qu'elle pleure, et elle montre aussi qu'elle l'aimait encore. Cependant, quand on finit le livre on peut voir que le titre vraiment concerne Pierre et ses sentiments pour Mathilde.

2.  Les deux protagonistes sont Chloé et Pierre. Comme j'avais déjà dit, elle a le cœur blessé car Adrien l'a quittée pour une autre femme. Elle pleure beaucoup. Elle se sent perdue et elle ne sait pas comment reprendre sa vie.

  Pierre semble qu'il se fait du souci par Chloé, mais il est décrit comme un 'vieux con', c'est à dire, une personne qui ne montre pas d'émotion et qui se détache des émotions des autres. Le point de vue change quand c'est Pierre qui parle le plus, et on découvre qu'il aime vraiment Chloé (platoniquement). En plus, il raconte son histoire d'amour avec Mathilde et sa relation amiable et forte avec Suzanne.

  Pendant toute l'histoire il y a beaucoup de choses qui indiquent que le rapport entre Chloé et Pierre est plus fort qu'il le semble. C'est comme si, aux réunions de famille, Chloé était une force de calme car elle ne choisissait pas de côtés dans une petite discussion entre eux. En plus, parfois, Chloé disait des choses positives ou avec humour qui aidaient Pierre. Pendant leurs dialogues, et surtout leur dernier dialogue pendant la nuit, Chloé était triste mais elle a maintenu son sens de l'humour pour faire Pierre un peu plus heureux.

3.  J'ai beaucoup aimé le livre, même s'il était un peu difficile de lire tout ce dialogue. Je crois que c'est une histoire attirante, surtout quand on comprend exactement ce qui s'est passé, car le livre commence avec un point de vue, il change le point de vue à mi-chemin et il finit avec une question qui n'était pas attendue.
  Je crois que c'est très intéressant qu'il pose la question: sera-t-il mieux de rester avec mon copain/ ma copine si je ne suis pas hereux/euse ou de le quitter et faire ce qui me rendra hereux/euse?'
  C'est un livre qui fait penser à beaucoup de choses à la fin, et il est aussi amusant. Je le recommande (et aussi d'autres livres d'Anna Gavalda).

Beatriz Gomes Tielas .2ºBachillerato A


Titre du roman: Ce Voyage
Auteur: Philippe Delerm
Éditions Gallimard Jeunesse, 2005
Je pense que le titre du livre c’est “Ce Voyage” parce que pendant l’histoire, Valentin voyage beaucoup de fois, pour aller chez sa mère qui habite loin et parce que quand Antoine a disparu au moment où il commence à essayer les drogues Valentin, Sylvie et ses parents se mettent ensemble pour chercher où sont Antoine et Gregory.
L’œuvre est divisé en chapitres et en tous l’auteur ajoute de plus en plus de conflits ou moments difficiles que Valentin doit affronter.
Le protagoniste de l’histoire s’appelle Valentin. Il est un garçon qui va au lycée et son meilleur ami s’appelle Antoine. Tout le long du livre ils vont à l’école et ils ont des problèmes parce qu’il arrive un autre garçon au lycée qui s’appelle Gregory. Ce garçon a des problèmes avec les drogues et il laisse Antoine les expérimenter jusqu’au point d’aller à l’hôpital à cause de la consommation excessive de drogues. Tout ça se passe quand Valentin habite avec son père. Ses parents sont séparés et son père habite à Montauban. Sa mère habite au Nord.
À Montauban il a une petite amie, Sylvie, c’est une copine du lycée et ils passent beaucoup du temps ensemble. À cause de ça, il commence à aimer Sylvie.
À la fin de l’histoire malheureusement, Antoine est mort à cause des drogues que l’influence de Gregory lui a fait essayer.
J’ai aimé l’histoire parce que j’aime la manière comment l’auteur décrit les actions. Aussi parce que j’aime les livres et les films d’action.
D’ailleurs, je n’aime pas la fin parce qu’Antoine, le meilleur ami de Valentin est mort et ça a été très un grand choc pour lui. Il n’avait jamais pensé que’ Antoine pourrait quelque jour se mettre aux drogues.
J’aime aussi la part dans laquelle Valentin est amoureux de Sylvie.
Laura Rodrigues. 2º Bachillerato A


La marraine de guerre
Catherine Cuenca
Livre de poche. Hachette. 2001, 2002.

1. Structure de l’œuvre
2. Protagonistes
3. Opinion

1La marraine de guerre est un mélange de narration et de lettres. Le livre est devisé en chapitres. Chaque chapitre correspond à une année différente.
Le titre est une référence à unes des protagonistes, Marie Pierre, une marraine de guerre. Les marraines de guerres étaient des femmes qui écrivaient des lettres aux soldats pendant la Grande Guerre, pour les motiver et les soutenir.

2.  Il y a deux protagonistes dans cette histoire. Le premier, c’est Étienne, un soldat –caporal- français qui se bat contre les allemands pendant la Grande Guerre. Il est très jeune, il a 23 ans, et il ne comprend pas la guerre. Dans ses lettres Étienne raconte à sa marraine tout ce qu’il pense sur la guerre et tout ce qui lui et ses camarades vivent.
Le deuxième protagoniste est Marie Pierre, la marraine de guerre d’Étienne. Elle est une jeune fille de 21 ans, très jolie. Elle habite dans une petite ville près de Clermont Ferrand.
Les deux échangent des lettres pendant deux ans et ils se voient une fois, quand Étienne visite sa tante. Ils tombent amoureux et, à la fin de l’histoire, quand Étienne est en train de se récupérer dans un hôpital de campagne, il rêve d’une vie à côté de Marie Pierre.

3.  J’ai beaucoup aimé ce livre parce que j’aime l’histoire et la Grande Guerre est un sujet que je trouve très intéressant. La marraine de guerre n’est pas le premier livre de ce genre que j’ai lu et pour cela je l’ai trouvé très facile à lire. En plus d’aimer le genre, j’ai aussi aimé l’histoire d’amour entre les deux protagonistes et tout ce qu’Étienne raconte sur la vie dans les tranchées.
Je crois que le livre a un langage facile, sauf pour le vocabulaire militaire. Je le recommande, surtout aux personnes qui aiment l’histoire et les romans historiques.

Raquel Benito. 2º Bachillerato B


lundi 6 novembre 2017

Ouverture de l'année académique 2017/2018

Giner de los Ríos et l’éducation

          Le 25 octobre dernier, les élèves de 4º d’ESO, Première et Seconde années de Bachilerato ont assisté à une conférence pour célébrer l’ouverture de l’année académique qui a eu pour titre « Giner de los Ríos y la educación ».
          Pendant la cérémonie trois personnes ont parlé: le directeur de notre école, le directeur de l’Instituto Cervantes et la conseillère d’éducation de l’Ambassade d’Espagne.
          Le directeur de notre lycée, le lycée espagnol « Giner de los Ríos », a été le premier à parler. Il a présenté les autres invités et nous a expliqué leur carrière professionnelle. Après, Mar Feijoo, une élève de troisième, a joué une pièce de musique au violoncelle.
          Puis Mme Rivero, la conseillère d’éducation, a parlé de l’importance que les professeurs ont sur les étudiants. À la fin de son discours, des élèves de 4º d’ESO ont récité le poème d’Antonio Machado dédié à Francisco Giner de los Ríos.
          Ensuite, M. Rioyo, le directeur de l’ Instituto Cervantes, a parlé sur l’empreinte que les frères Hermenegildo et Francisco Giner de los Ríos ont laissée dans le système éducatif actuel. Il a décrit les frères comme « des esprits libres qui voulaient avancer en liberté ».
          À la fin des discours quelques élèves ont posé des questions qui ont généré une certaine agitation parmi notre classe par le manque de réponse des autorités.

          Dans mon opinion, je crois que la conférence a seulement servi à nous démontrer que le système éducatif a encore beaucoup à améliorer.(Mariana Teixeira, 2º Bachillerato B)


Portrait du conférencier M. Javier Rioyo, directeur de l'Instituto Cervantes de Lisbonne
 fait par Teresa di Pietro (4º ESO A)

jeudi 26 octobre 2017

La poésie nous intéresse. En souvenir de Prévert II

Les élèves de Première ont lu plusieurs poèmes et ont essayé d'en écrire un "à la manière de Prévert". Voilà leurs productions.

Mon fils

Il a mis ses mains
Sur le plancher
Il a mis ses pieds
Là aussi
Il m'a regardé
De ses yeux
J'ai pu lire
Son expression de peur
Et j'ai lui souri

Il m'a souri
De ses deux dents
Il a levé
Ses mains
Il a fait
Un pas
Sans me regarder 
Sans lever son regard

Il a fait
Un autre pas
Et après un autre
Il est arrivé
À mes bras
Nous nous sommes embrassés
Sans paroles
Sans nous regarder
Et il a marché
Sofía Matos Lopes (1º Bachillerato A)

Mon Cher Arbre

Je l'ai créé,
Je l'ai planté,
Je l'ai vu pousser,
Sans parler.

Quand il avait soif
Je lui ai donné à boire,
Quand il avait faim
Je lui ai donné à manger,
Sans communiquer.

Je l'ai vu pousser
Année après année,
Toujours en prenant soin de lui,
Sans interagir,

Je l'aimais comme un fils
Et je l'ai vu mourir,
Sans parler,
Sans communiquer
Et sans interagir.
Luisa Vilardebó (1º Bachillerato B)

Le tableau

Elle a examiné le mur
Dans le musée
Elle a fixé son regard
Devant cette œuvre d'art
Elle a paralysé son visage
Dans ce moment de catharsis.
Son corps a été calme
Avec sérénité
Avec tranquillité
Elle a la bouche bée
Elle sourit avec ses yeux
Sans me parler
Elle a eu une expression indéfinie
Avec joie
Avec incertitude
Avec peur
Elle a mordu sa bouche
Elle a passé la main sur sa tête
Sans me parler
Sans me regarder
Soudain elle s'est réveillée
De ce rêve hypnotiseur
Elle a abandonné le tableau
D'un regard déterminé
D'un pas accéléré
Avec une destination dans ses pensées.
Et je suis restée là
Et avec une expression de doute
J'ai compris ce qui s'est passé.
Pilar Ferreira (1º Bachillerto B)

La montre

Elle n'a pas dormi
Elle n'a pas de repos
Elle est la maîtresse
du temps
mais pour elle
le temps n'existe pas 
elle seulement
le régule
elle est adorée par 
tous les élèves  
tout le monde la 
regarde dans 
des moments 
d'ennui
même si elle 
ne donne pas
le temps perdu
sans une parole
sans penser 
deux fois 
elle dit au 
temps de
passer

Martim Contreras de Passos de Abreu Rocha (1º Bachillerato B)

Le Rêve

Elle s´est réveillée
De son rêve
Elle s´est levée
De son lit
Elle est allée à la fenêtre 
Et elle la ouverte
Devant la fenêtre 
Elle a écouté le vent
Elle a touché le soleil
Et elle a sauté
Sans ouvrir ses yeux 
Elle a volé
Avec ses ailes
Elle est partie
Dans un monde meilleur 
Sans maux
Sans tristesses
Elle a ouvert ses yeux 
Elle s´est réveillée
De son rêve
Avec son sang sur le sol
Incapable de répondre
Elle a regardé le beau ciel
et elle s’est reposée
Henrique Bilbao (1ºBachillerato A)

Martin
La salle était silencieuse
Le prof a expliqué
Quelques-uns ont dormi
D'autres ont écouté

Personne n'était devant moi
Parce que Martin
Était en retard

La porte s'est ouverte
Avec un énorme bruit
Et un visage souriant
Est apparu devant moi

Mon ami Martin
Est entré dans la classe
Et en ce moment 
Sa joie nous passe 

Sofia Deira Afonso (1º Bachillerato B)

Le poème
Après un jour pluvieux, il est sorti.
Il est sorti avec peur, comme un escargot quand il est effrayé.
Les fleurs ont germé, les feuilles ont séché et le vent a cédé.
Peu à peu les nuages se sont séparés, et soudain tout est sorti, 
Les belles couleurs ont pénétré dans le ciel.
Et il est apparu, l'arc-en-ciel

Paula Bogaz. (1º Bachillerato B)

Changement d'émotions
La première fois
Que je l'ai regardée
Elle était heureuse
Sa bouche
Ses yeux
Son nez
Étaient heureux
La deuxième fois
Que je l'ai regardée
Elle était en colère
Sa bouche
Ses yeux
Son nez
Étaient en colère
La troisième fois
Que je l'ai regardée
Elle était nerveuse
Sa bouche
Ses yeux
Son nez
Étaient nerveux
Je ne l'ai plus regardée
Je savais donc
Que si je la regardais
Elle allait être triste
Et je ne veux pas
la voir triste

Madalena Mello (1º Bachillerato B)

Le mariage
Elle m´a vu dans l´autel de l´église
Elle a pris le bras de son père.
Avec plus de force.
Sans dire une seule parole.
En larmes.
Elle a donné de petits pas.
Très lentement.
Sans respirer.
Sans me regarder
Elle a marché
Elle s'est tourné vers sa mère et a pris sa main.
Sans dire une seule parole.
En larmes.
Elle a laissé sa main.
Elle a avancé
Elle m'a regardé, sans pleurer.
Et moi j'ai dit: “Oui”.
Elle a souri et répondu: “Oui”.

Inés Piña (1º Bachillerato A)

Le suicide
Il s’est levé le matin
Comme un autre jour
Mais la lumière de la vie n’existait plus

Il s’est dirigé à son parc préféré
Mais il n’a trouvé que des fantômes sur les balançoires
Et les arbres étaient maintenant des cadavres
Des cadavres du rêve d’une vie perdu

Il a pensé aux fous rires et aux moments
Qu’ils avaient passés dans les jours pluvieux
Mais il ne les aurait plus jamais

Il a pensé à ses yeux, à ses cheveux
à son sourire après chaque étreinte
et il a pleuré

Il s’est levé
Et avec désespoir
Il a ouvert la fenêtre
Et il a volé

Et moi, j’ai crié pour mon mari
J’ai crié pour ma fille
Pour la seule chose qui me restait

Sofia Espiñeira (1º Bachillerato B)


Souvenir d'hôpital

Il a ouvert ses yeux
Sur la plage
Il a regardé la mer
Sur l'horizon
Il a attrapé
Le sable jaune
Avec ses petits doigts
Et il a joué
Il s'est amusé
Sans tristesse
Il s'est levé
De la serviette
Il a couru
Vers la mer
Parce qu'il l’aimait
Il a fermé ses yeux
Sans me parler
Sans m’écouter.
La machine d'hôpital
A fait de bruit
Et moi, j’ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré
Filipe Fernández (1º Bachillerato A)

Immortel
Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le sang
Dans la tasse de café
Il a mis plus de sang
Avec son doigt
Il a tourné
Il a bu le café au sang
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il m’a regardé
Il m’a regardé de côté
Il a dévié son regard
Il s’est levé
Il est passé par la fenêtre
Il s’est brûlé
Soudain
Il est mort
Et moi j’ai pris
Comme dans “Le Cri”
Ma tête dans ma main
Et je suis morte aussi
Helena Correa  (1º Bachillerato A)

Amour éternel
Elle a mis le thé
Dans la tasse
Elle a mis le sucre
Dans la tasse de thé
Elle a pris
La direction du salon
Elle a ouvert les rideaux
Elle a regardé le paysage
Et elle a reposé la tasse.
Sans me parler
Elle a ouvert la page
D’un journal
Elle a passé des pages
Avec ses doigts.
Elle a fermé de journal
Avec un peu de vitesse
Sans me parler
Sans me regarder
Elle se maquille
Et elle ne me regarde pas
Parce que c'est une illusion, la mienne
Elle est partie
Et elle ne me verra jamais.
Il pleut en hiver
Comme mes yeux.
Quand je regarde le ciel
Je te rappelle toujours.
Et je me rappelle tous
Les matins de ta routine.
L'époque quand tu
Étais à côté de moi.
Je suis désolée
Je ne t'oublierai jamais
Ma mère éternelle et belle.
De ta fille qui t'aime.

Constança Ferreira Crespo (1º Bachillerato B)
Mon fromage blanc
C´est mon fromage blanc
Que je n’ai
Jamais mangé
Il est très grand
Il est très long
C´est ma muse
Dans la nuit
Elle a éclairé mon regard
C´est ma muse 
Pendant le jour
Elle n’est pas allumée
Elle a disparu
Dans le ciel
Elle est allée
Avec ses amies
Les étoiles 
C´est mon fromage blanc
C´est la lune.
Ana Isabel García Correia  (1º Bachillerato A)